En bref
Le premier appel des nouveaux patients décide, en pratique, s’ils entreront un jour dans votre cabinet. Une personne qui ne vous connaît pas encore n’a aucune raison de rappeler une ligne qui sonne dans le vide : elle compose le numéro suivant de sa liste. Trois gestes suffisent à la retenir : répondre, relever son nom, sa date de naissance et la raison de son appel, puis lui proposer un créneau ou une demande de rappel traitée le jour même.
Un patient sans habitudes chez vous
Un patient suivi depuis des années connaît vos horaires, le prénom de la secrétaire et le jour où le cabinet ferme plus tôt. Quand il tombe sur une ligne occupée, il rappelle, parce qu’il sait qu’on finira par lui répondre. Le nouveau patient n’a rien de tout cela : il a trouvé votre numéro dans un annuaire, sur une carte ou par un voisin, et il en a sans doute noté d’autres.
Pour lui, cet appel n’a rien d’une formalité. Il vérifie que le cabinet accepte de nouveaux patients, que le délai reste raisonnable et que quelqu’un prend le temps de l’écouter. Il se fait une idée de votre cabinet sur ces quelques minutes, avant d’avoir vu un praticien ou une salle d’attente.
Les questions du premier contact
Les questions des nouveaux patients se ressemblent d’un appel à l’autre. Ils veulent savoir si vous les acceptez, dans quel délai, s’il faut apporter une ordonnance, la carte Vitale ou d’anciens examens, où se garer et si le cabinet est accessible en fauteuil. Chez le médecin généraliste s’ajoute une question plus lourde, celle de savoir si le médecin accepte de devenir leur médecin traitant.
Ces réponses ne devraient pas dépendre de la personne qui décroche. Écrivez-les une fois, sur une seule page : critères d’accueil des nouveaux patients, documents à apporter, accès, stationnement. L’accueil, la remplaçante de l’été et l’assistant donnent alors la même réponse, et le patient n’en entend pas deux versions selon le jour de son appel.
Si un praticien ne prend plus de nouveaux patients, dites-le dès le début de l’appel et orientez vers ce qui reste possible : un autre praticien du cabinet, une liste d’attente, une consultation ponctuelle. Une réponse nette garde la confiance du patient, même quand elle est négative. Un « je vais voir » resté sans suite la perd.
Ce que l’accueil note dès cet appel
Un premier appel bien mené évite le deuxième. Notez le nom et le prénom, la date de naissance, un numéro où rappeler et le motif de l’appel en une phrase. Ajoutez le praticien demandé s’il y en a un, et les moments où le patient peut se libérer.
Ces informations servent ensuite à quelqu’un d’autre que la personne qui a décroché. La collègue qui rappelle doit comprendre la demande sans reposer les mêmes questions. Un patient qu’on interroge deux fois sur son motif a l’impression d’avoir parlé dans le vide.
Ne notez pas plus que nécessaire. Le premier appel n’est pas une consultation : antécédents, traitements et détails médicaux attendent le praticien, qui les recueille dans le cadre du soin. Notre guide sur le secret médical au téléphone précise ce qui peut se dire et s’écrire à ce stade.
Trois situations de premier appel
Une patiente vient d’emménager et cherche un médecin traitant. Si le médecin n’accepte plus de nouveaux patients à ce titre, l’accueil le lui dit tout de suite et indique ce que le cabinet peut encore proposer. Elle raccroche avec une réponse claire et n’a pas à rappeler pour l’obtenir.
Un nouveau patient appelle un cabinet dentaire avec une douleur qui dure depuis la veille. L’accueil applique les règles d’urgence du cabinet : un créneau d’urgence s’il en existe, sinon l’orientation que les praticiens ont prévue. Mieux vaut avoir écrit ces règles avant le premier cas ; notre page sur les urgences dentaires aide à le faire.
Un patient cherche un ophtalmologue pour un premier bilan et s’attend à un long délai. Lui donner une date, même lointaine, ou l’inscrire sur une liste en cas de désistement vaut mieux qu’un vague « rappelez plus tard ». Ces options sont détaillées dans notre guide des délais chez l’ophtalmologue.
Quand personne ne décroche
Le nouveau patient appelle quand son propre emploi du temps le permet : à la pause de midi, en fin de journée, entre deux réunions. Ce sont aussi des moments où la secrétaire est au comptoir avec un patient présent, ou où le cabinet est fermé. Son appel se perd alors dans une sonnerie qui ne s’arrête pas, ou finit sur un répondeur.
Un répondeur demande un effort à l’appelant : laisser un message, attendre un rappel ou rappeler lui-même. Un patient fidèle le fait volontiers. Un nouveau patient n’a pas de raison de le faire pour un cabinet dont il ne sait encore rien. Si vous conservez un répondeur, écrivez son message en pensant aussi à ces appelants ; notre guide sur le message de répondeur vous y aide.
Pour savoir où se trouvent vos creux, partez de vos horaires réels plutôt que de ceux affichés sur la porte. L’outil de couverture horaire montre les plages où personne ne tient la ligne. Le calculateur d’appels manqués estime ensuite ce que ces appels représentent pour votre cabinet.
Proposer un créneau ou promettre un rappel
À la fin du premier appel, le patient doit repartir avec quelque chose de précis : un rendez-vous, ou la certitude d’être rappelé. « On vous rappellera », sans délai ni nom, ne suffit pas. Dites quand le rappel aura lieu, par exemple dans la demi-journée, et tenez-le.
Ce qui se passe ensuite dépend du logiciel du cabinet. Avec Mikrono, le rendez-vous est dans votre agenda à la fin de l’appel. Avec XEYEX, l’assistant retient un créneau et votre équipe le confirme. Avec les autres logiciels, la demande de rendez-vous arrive à votre équipe, qui rappelle le patient pour la confirmer : dans ce cas, vous recevez une demande de rappel et non un rendez-vous inscrit à l’agenda.
Pour un nouveau patient, cette demande de rappel n’a rien d’un pis-aller si elle est traitée vite. Il a entendu qu’on avait noté sa demande et qu’on le rappellerait, alors il attend ce rappel au lieu de chercher ailleurs. Notre guide sur la prise de rendez-vous en ligne et par téléphone explique comment les deux canaux se complètent.
Ce que fait l’assistant au premier appel
ClinicAll répond à chaque appel entrant comme l’accueil de votre cabinet, pendant que la ligne est ouverte. Le nouveau patient qui demande qui est au bout du fil apprend qu’il parle à la réceptionniste virtuelle du cabinet : l’assistant ne se donne jamais pour une personne. Il donne les informations que vous avez préparées : critères pour les nouveaux patients, adresse, accès, documents à apporter.
Il relève ensuite son nom, sa date de naissance, le numéro où le rappeler et la raison de son appel, puis prend le rendez-vous ou la demande de rappel selon votre logiciel. Il ne donne aucun conseil médical et applique vos règles d’urgence : un patient qui décrit une urgence est orienté comme vous l’avez décidé. Il ne consulte aucun dossier patient, ce qui ne gêne pas ici, puisqu’un nouveau patient n’en a pas encore chez vous.
Quand le patient veut parler à quelqu’un, l’assistant propose le transfert vers l’accueil quand il est ouvert et qu’une ligne de transfert est configurée. À défaut, la demande de rappel et son motif attendent votre équipe dans le tableau de bord. Pour fixer la règle qui convient à votre accueil, lisez le guide consacré au choix entre transfert d’appel et rappel.
Deux limites sont à connaître avant la mise en place. Le français et l’anglais sont vérifiés sur des lignes déjà en service, et nous validons toute autre langue sur votre ligne avant la mise en service. Un patient étranger qui s’installe près de chez vous peut être accueilli en français ou en anglais.
La seconde limite concerne les patients déjà inscrits qui veulent changer leur rendez-vous : leur demande devient une demande de rappel. L’assistant ne déplace ni n’annule jamais un rendez-vous lui-même : votre équipe confirme. Ce qu’une secrétaire IA ne fait pas dresse la liste complète de ces limites.
Rappeler avec le bon contexte
Le rappel compte autant que l’appel. La personne qui rappelle a sous les yeux le nom, le motif et les créneaux souhaités, et elle commence par la réponse plutôt que par les questions. Le patient comprend qu’on l’a écouté la première fois.
Fixez une règle simple pour les demandes des nouveaux patients : traitées avant la fin de la demi-journée, par une personne désignée. Une demande qui attend le lendemain laisse au patient le temps de trouver un autre cabinet. Si le rappel tombe sur une messagerie, laissez un créneau précis à confirmer plutôt qu’un simple « rappelez-nous ».
Tester votre propre premier appel
L’exercice le plus parlant consiste à appeler votre cabinet comme le ferait un inconnu, à une heure chargée. Notez si quelqu’un décroche, ce qu’on vous demande et ce qu’on vous promet avant de raccrocher. Le diagnostic de joignabilité guide cet exercice pas à pas.
Pour entendre l’assistant traiter un premier appel, la ligne de démonstration vous laisse jouer le rôle d’un nouveau patient. Quant au prix, il figure dans un devis écrit établi à l’issue d’un appel de 30 minutes ; notre page tarifs explique comment cela se passe. Pour tout autre sujet d’accueil téléphonique, parcourez l’ensemble de nos guides.